Pedro Sánchez et Giorgia Meloni ont très peu de points communs, mais c’est sur la question des politiques migratoires que le fossé entre eux a été et reste le plus profond”, relève le site espagnol gratuit 20 Minutos. Ce qu’il s’est passé ces derniers jours à Ceuta, où près de 50 000 personnes ont franchi illégalement la frontière séparant ce territoire autonome espagnol du Maroc, n’a fait que le creuser encore plus.

Samedi 1ᵉʳ août, alors que Ceuta retrouvait le calme, le ministère de l’Intérieur espagnol a assuré que plus de 48 000 personnes ayant rejoint clandestinement la ville avaient été renvoyées vers le Maroc. Au moins 67 personnes sont mortes durant cet épisode dont Meloni s’est servie pour mener “une offensive politique” à l’encontre de l’Espagne, remarque La Vanguardia, journal centriste de Barcelone : le 31 juillet, l’Italie a suspendu les accords de Schengen avec Madrid pendant un mois, rétablissant ainsi des contrôles aux frontières italiennes pour tout voyageur provenant d’Espagne.

L’attitude “égoïste” des Européens

Une telle mesure “ouvre une crise générale au sein de l’Union européenne, où la libre circulation des personnes a été un pilier de l’architecture continentale depuis 1995”, rappelle Ara, autre journal centriste barcelonais. À l’échelle du Vieux Contin