Il aura suffi d’une semaine pour que le système judiciaire bolivien s’effondre sous le poids de graves accusations de corruption, lancées par les États-Unis. Une semaine de vertige, durant laquelle Roger Mariaca est passé “du statut de tout-puissant procureur général de l’État à celui de prévenu”, accusé de trafic de stupéfiants et d’association avec une organisation criminelle, résume un chroniqueur du média bolivien Brújula Digital.
Le 28 septembre, le département d’État américain avait annoncé le retrait de son visa, au côté d’une douzaine d’autres personnalités boliviennes, au motif qu’il aurait “abusé de sa fonction en sollicitant et en acceptant des pots-de-vin pour faciliter le trafic de drogue et aider des criminels violents à échapper à la justice”.
Quarante-huit heures plus tard, l’ancien chef du parquet, qui avait été nommé en 2024 par un Parlement alors contrôlé par le Mouvement vers le socialisme (MAS) d’Evo Morales, était arrêté. Une opération menée à l’aéroport Viru Viru, à Santa Cruz de la Sierra, par des agents de la police de renseignement “sans mandat judiciaire”, selon les fonctionnaires du parquet. Il a depuis été placé en détention provisoire, tout comme un procureur départemental, un procureur supérieur, et un des chefs de la police, ainsi qu’une dizaine d
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