Quatre soldats salvadoriens appartenant à la Force de répression des gangs (FRG) déployée en Haïti, ont été victimes d’une embuscade dans le nord de la capitale, Port-au-Prince, dimanche 18 octobre. Leur véhicule blindé a été retrouvé calciné dans la commune de Croix-des-Bouquets. Ils pourraient avoir dévié de leur route pour se rendre dans un supermarché dans le quartier sensible de Santo 19, “contrôlé par deux groupes criminels lourdement armés, les 400 Mawozo et Chen Mechan”, souligne la journaliste Jacqueline Charles dans The Miami Herald.

Malgré les interventions sur terre et dans les airs des forces de sécurité haïtienne et de la FRG, corps multinational formé sous l’égide du Conseil de sécurité de l’Onu en octobre 2025, ils n’avaient pas encore été retrouvés, mardi 20 octobre. Au-delà de la gravité des faits, cette disparition renvoie un terrible signal d’impuissance.

“Cet incident constitue la première attaque majeure impliquant cette force, qui a dépassé les 2 000 soldats des pays contributeurs ce week-end, et dont 4 000 autres devraient arriver dans les prochains mois”, souligne The Miami Herald. Non seulement la FRG, dont les troupes viennent du Tchad, du Bangladesh, du Salvador, du Guatemala, de Mongolie et du Sri Lanka, peine à recruter les 5 500 membres prévus init