Mes vacances idéales ? Une immersion historique. Pas à Pompéi, ni au Machu Picchu – même si j’aime beaucoup les deux –, mais dans un lieu érigé entre le milieu des années 1950 et les années 1970, à l’époque où les villes prenaient une drôle d’allure. Je suis passionné par l’architecture d’après-guerre, et j’adore partir à la découverte des aménagements urbains les plus fous et les plus audacieux.

Je me suis déjà offert des voyages jusqu’à Brasilia, pour voir les créations de Niemeyer, ou à Chandigarh, ville indienne imaginée par Le Corbusier, où le gigantisme et le modernisme visionnaire de l’architecture et des intérieurs contrastent avec leur environnement. Alors forcément, La Grande-Motte, station balnéaire rétrofuturiste du sud de la France, à une trentaine de minutes de route de Montpellier, figurait depuis longtemps sur ma liste de destinations incontournables.

Si l’office du tourisme de cette petite ville d’Occitanie se plaît à dresser des parallèles superficiels avec les villes citées plus haut, La Grande-Motte n’a rien d’une capitale conceptuelle, ni d’un pôle administratif. Elle a été construite à la fin des années 1960 et au début des années 1970 dans le seul but de détourner les Français de la Costa Brava espagnole.

Sous l’impulsion de l’État, plusieurs villes balnéa