Le ministre de l’environnement hongrois a annoncé, vendredi 24 juillet, le lancement d’une enquête sur le sort d’un troupeau de zèbres devenu l’un des symboles des accusations de corruption portées contre le régime de l’ex-dirigeant nationaliste Viktor Orban.
Les références à ces animaux exotiques étaient devenues un leitmotiv de manifestants déguisés en zèbre contre l’ancien gouvernement Orban, après qu’ils ont été filmés à la fin de 2024 en train d’errer dans les champs voisins d’un somptueux manoir qui appartient officiellement au père de l’ancien premier ministre.
Les terres et le troupeau de zèbres sont la propriété de Lorinc Meszaros, l’un des hommes les plus riches de Hongrie, considéré comme le prête-nom de Viktor Orban.
La façon dont les zèbres ont été retenus relève d’un « élevage irresponsable », a déclaré sur Facebook le ministre de l’environnement, Gajdos Laszlo, ancien gardien de zoo.
Un animal retrouvé mort de froid
Selon lui, 17 zèbres sont en captivité depuis deux ans sur le terrain de Lorinc Meszaros, situé près de Bicske, à 35 kilomètres à l’ouest de Budapest. Le propriétaire serait dans l’impossibilité de présenter un permis ou une preuve d’origine pour certains des zèbres. « La plupart des documents ont été établis a posteriori », a précisé le ministre.
Trois de ces animaux s’étaient échappés en janvier « en raison d’une clôture inadéquate » et l’un d’entre eux a été retrouvé « mort de froid », a ajouté Gajdos Laszlo. « Nous ne laisserons pas passer ça », a-t-il promis.
L’an dernier, l’association de chasse de Lorinc Meszaros, Val-volgye, qui gère ces terrains, avait affirmé accueillir les zèbres dans le respect des lois en vigueur et détenir les permis nécessaires. Elle avait aussi assuré que tous les animaux exotiques présents sur sa propriété avaient été sauvés de mauvais traitements.