Sous un ciel noir encre, les flammes dévorent la façade de la mairie de Limoges. Soudain, le beffroi, grignoté par le feu, s’effondre dans une gerbe d’étincelles. Les images partagées sur YouTube par le quotidien allemand Bild montrent l’étendue des dégâts conséquence de l’incendie criminel qui a visé l’hôtel de ville de la cité de la porcelaine. “Quelques heures plus tard, il s’est en grande partie effondré”, ajoute le tabloïd sur son site.

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Le bâtiment a été incendié samedi 17 octobre en fin de journée en marge des rassemblements organisés dans le cadre de cette journée nationale de mobilisation. Environ 5 000 personnes, dont plusieurs centaines d’individus “radicalisés et extrêmement violents” selon le préfet, ont participé à la manifestation à Limoges.

“Chaos”

La mairie est “très lourdement endommagée” et “en grande partie perdue”, ont estimé dans la soirée le maire de la commune et le préfet de Haute-Vienne. Aucun blessé n’est à déplorer. La destruction de ce bâtiment bâti inauguré en 1883 et classé aux Monuments historiques, est une perte patrimoniale immense pour la ville du Limousin.

“Il n’y a pas de mots pour condamner ce qu’il s’est passé, tellement c’est abject. C’est une situation de chaos pour le pays. […] Ils ont détruit un bâtiment que les Limougeauds aiment, mais ils n’ont pas détruit le service public. C’est un monument qui brûle, mais pas la République”, a déclaré Guillaume Guérin (LR) le maire de Limoges. Une plainte va être déposée par la ville et une marche d’élus doit se dérouler, dans une commune limitrophe, dimanche 18 octobre.