La découverte en août de trois drones (dont au moins un chargé d’explosifs) à l’aéroport de Leipzig-Halle aura finalement eu raison d’une institution qui avait jusqu’ici résisté à la guerre en Ukraine, aux tensions diplomatiques avec Moscou et aux récriminations d’une partie de la classe politique allemande : la Maison russe des sciences et de la culture de Berlin.
Après plusieurs semaines de silence, l’Allemagne a annoncé la fermeture de ce lieu culturel datant de 1984, ainsi que celle du dernier consulat russe d’outre-Rhin, à Bonn. En représailles de l’attaque avortée attribuée à Moscou, elle a aussi décrété un durcissement des conditions d’entrée sur le territoire allemand pour les ressortissants russes. De quoi susciter la colère des autorités russes, qui envisageraient, selon le média en exil Agenstvo, de fermer le dernier consulat général allemand de Saint-Pétersbourg, ainsi que les instituts Goethe en Russie.
“Ils ont inventé une histoire autour d’un drone”, s’est emportée la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par le site pro-Kremlin Vzgliad. D’après elle, les accusations allemandes ne sont qu’“un prétexte” du gouvernement de Friedrich Merz pour contrer les partis prônant l’apaisement avec Moscou, à l’approche d’élections régionales importantes da
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Fermer les instituts Goethe, c’est tourner le dos à l’Europe
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