Voilà une nomination qui aurait pu passer inaperçue tant l’Autorité pour les partis européens et les fondations politiques est inconnue du grand public. Et pour cause, l’APPF ne cherche pas les projecteurs. Dans l’ombre depuis sa création il y a dix ans, elle s’assure que les partis européens respectent les valeurs de l’Union et se financent en toute transparence.
A sa tête depuis 2021, le Français Pascal Schonard s’apprête à laisser sa place à un compatriote : Philippe Musquar, qui a été choisi il y a quelques semaines par les secrétaires généraux de la Commission, du Parlement européen et du Conseil représentant les Etats membres. Ces derniers avaient jusqu’au vendredi 24 juillet pour valider la décision.
Paris a pris son temps pour répondre. In extremis, la France a indiqué par écrit qu’elle s’abstenait, selon une information du média en ligne Euractiv confirmée au Monde par plusieurs diplomates. Certains d’entre eux insistent sur le manque de transparence de la procédure.
Paris n’est pas la seule capitale à tiquer. Selon les informations du Monde, l’Espagne, le Portugal et la République tchèque se sont également abstenus. Ces votes ne suffisent pas à bloquer la procédure. La nomination de Philippe Musquar paraîtra prochainement au Journal officiel de l’Union européenne (UE).
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