Ses valises étaient presque prêtes. Mais le départ d’Aurélien Lechevallier, prévu le 20 septembre pour Washington, où le directeur du cabinet du ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, devait occuper le poste d’ambassadeur de France sera, au mieux, ajourné, au pire, bloqué, a appris Le Monde de sources concordantes, confirmant une information de l’agence Reuters.
Camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’Ecole nationale d’administration (promotion Léopold Sédar Senghor), M. Lechevallier devait remplacer Laurent Bili, arrivé à Washington en 2024. « Les Etats-Unis sont très déçus par les propos irresponsables et irrespectueux tenus par les Français. Nous répondons de manière appropriée à leurs commentaires », a expliqué au Monde, jeudi 30 juillet, un officiel du département d’Etat américain pour justifier cette mesure de rétorsion à l’égard de la France.
Un tweet de la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) à Genève, s’offusquant du vote des Etats-Unis contre le renouvellement du mandat de Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, est à l’origine de ce coup de sang de membres de l’administration Trump. « Les Etats-Unis étaient autrefois un phare des droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie, isolés. Et le monde ne les écoute plus », écrivait la représentation française sur le réseau social, le 25 juillet.
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