Pour Stacey-Lee May, le spinning, ce n’est pas simplement des pneus qui crissent, des moteurs qui rugissent et des voitures qui dérapent de manière spectaculaire. C’est une langue qu’elle a appris à parler dès son plus jeune âge [elle est née en 1996], bien avant de comprendre ce que cela impliquait de faire partie d’une culture désormais typique de l’Afrique du Sud.
Pilote de spinning et cascadeuse automobile originaire d’Eldorado Park [un quartier de Soweto, dans la banlieue de Johannesburg], la jeune femme se décrit comme une personne calme et réservée. Mais derrière le volant, elle révèle une tout autre facette de sa personnalité. Ce contraste traduit bien une caractéristique essentielle du spinning : cette discipline, d’apparence très anarchique, est en réalité une affaire de contrôle, de précision et de fine connaissance du véhicule.
Une affaire de famille
Les premiers contacts de Stacey-Lee May avec le spinning remontent à son enfance. Chaque week-end de Pâques, entre 5 et 10 ans, ses parents l’emmenaient assister aux épreuves de spinning et de drift qui se déroulaient sur la piste de Monster Mob, à Kimberley [dans le centre du pays]. À l’époque, le spinning était illégal, mais ce rassemblement annuel lui a donné un aperçu d’un univers qui allait finir par devenir un élém
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Les psychologues sont-ils responsables de la crise de la famille ?
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