“L’interdiction de frapper [les raffineries russes] est levée. C’est fini”, a asséné Volodymyr Zelensky, à Londres, dans le cadre d’une interview accordée au Financial Times. Par ces déclarations, le chef de l’État ferme la porte au cessez-le-feu énergétique demandé par Washington. Il semblerait donc, constate l’analyste et militant Vadym Denyssenko sur le site du journal Espresso, que Kiev ait “choisi la confrontation directe avec Trump” au lieu “d’accepter un simulacre de traité”.

À l’origine de ce changement de ton, l’accord conclu entre les États-Unis et la Russie sur la livraison de barils de pétrole russe, vivement dénoncé par Kiev, mais aussi les accusations adressées par les autorités ukrainiennes à Washington, qui aurait limité ses renseignements militaires au sujet des frappes russes et restreint l’accès aux services de Starlink sur le territoire.

“Il ne fallait pas mettre tous nos œufs dans le même panier”

“Nous étions prévenus”, commente pour la chaîne de télévision Espresso Oleksandr Karpiouk, blogueur qui s’est engagé volontairement dans l’armée ukrainienne, au sujet de la réduction des services de Starlink. “Il ne fallait pas mettre tous nos œufs dans le même panier, celui d’Elon Musk.” Au lieu de cela, Kiev a accepté la “Starlinkisation” de sa défense, ce qui éta