Il y a vingt-cinq ans que l’Angleterre, nation du premier Ballon d’or de l’histoire, à savoir Stanley Matthews en 1956, n’avait plus compté dans ses rangs un lauréat de cette prestigieuse récompense. Lundi 26 octobre, Harry Kane a mis fin à cette longue attente, en succédant à Michael Owen, dont le nom avait été inscrit au palmarès en 2001. Comme un symbole, c’est à Londres, où était organisée la cérémonie de remise du trophée, que ce dernier a été remis à l’attaquant du Bayern Munich de 33 ans.
Désigné meilleur joueur de la saison 2025-2026 par cent journalistes spécialisés devant certains rivaux comme Lamine Yamal, Kylian Mbappé ou encore Ousmane Dembélé, l’Anglais doit certainement ce sacre à deux facteurs : le titre de champion d’Allemagne qu’il a remporté avec le Bayern et, surtout, ses 73 réalisations inscrites avec son club et sa sélection. A la Coupe du monde, au cours de laquelle il avait marqué six buts, il s’était arrêté avec les Three Lions au stade des demi-finales, avant de décrocher la médaille de bronze face à l’équipe de France à l’issue d’un match fou (6-4).
Nommé cette année pour la huitième fois au Ballon d’or, Harry Kane n’avait encore jamais dépassé la 10e place – son meilleur classement en 2017, 2018 et 2024. Insatiable attaquant, l’Anglais empile les buts chaque saison depuis son éclosion avec Tottenham en 2014-2015. Mais il avait longtemps été moqué pour son absence de succès collectif : en dix saisons avec les Spurs, il n’a remporté aucun trophée.
Son exil en Allemagne, en 2023, lui a permis d’y remédier. Après une première saison sans compétition remportée par le Bayern, une rareté pour la formation bavaroise qui a prolongé la légende d’une « malédiction » entourant Harry Kane, ce dernier a finalement décroché cinq titres avec son équipe lors des deux dernières années. A la fois buteur et très influent dans le jeu, l’Anglais continue à 33 ans d’évoluer à un très haut niveau. De quoi lui permettre, peut-être, d’envisager un doublé au palmarès du Ballon d’or en 2027.