C’est la 10e économie mondiale. Le plus grand pays d’Amérique du Sud. Et l’un des membres fondateurs des Brics. Le Brésil, qui comptait 213 millions d’habitants en 2025, affichait un PIB de 2 280 milliards de dollars en 2025, en croissance de 2,3 %, selon la Banque mondiale.
Le 4 octobre prochain se dérouleront les élections générales, dont le premier tour de l’élection présidentielle. S’y opposent notamment le président sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, dit Lula, à gauche, et Flávio Bolsonaro, le fils du précédent président, à droite.
La force de l’économie brésilienne réside dans son agriculture et le secteur agroalimentaire. L’agrobusiness représente un quart de la richesse du pays. Et près de la moitié de ses exportations – principalement vers la Chine (34 %), l’Union européenne (15 %) et les États-Unis (7 %).
Au menu, on trouve d’abord et avant tout le soja, utilisé notamment pour l’alimentation animale et dont le Brésil est le leader incontesté, avec 55 % du commerce mondial. Mais aussi la viande de bœuf et de poulet, le jus d’orange, le café, le sucre… À lui seul, ce pays nourrit une bonne partie de la planète.
Terres rares, agrobusiness, poids des évangéliques, ingérence américaine et dépendance chinoise : jusqu’au dimanche 4 octobre, date du premier tour de la présidentielle brésilienne, Courrier international décrypte les enjeux d’une élection dont les favoris sont Lula, 80 ans, candidat à sa réélection, et Flávio Bolsonaro, 45 ans, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, condamné à vingt-sept ans de prison.
Il a un autre atout dans sa manche : avec 21 millions de tonnes de ressources identifiées, le Brésil est le deuxième pays derrière la Chine en matière de ressources prouvées de terres rares… Un potentiel qui n’a pas échappé à Donald Trump, en quête d’approvisionnements sûrs pour ces minerais indispensables aux outils numériques et à la transition énergétique, qui soutient la candidature de Flávio Bolsonaro.
L’autre ressource un peu oubliée lors de cette campagne électorale, et qui bénéficie pourtant à la planète entière, c’est la couverture forestière du pays (59 % du territoire), qui en fait encore, malgré la déforestation massive, le poumon de la planète. La déforestation a certes un peu ralenti sous les mandats de Lula, mais elle se poursuit.
Mais pourquoi tant de pays songent-ils soudain à renvoyer des migrants vers l’Italie ?
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