Pour comprendre l’ampleur de l’incident, révélé lundi 5 octobre au matin par le ministère de la recherche, de l’éducation et de la numérisation à Copenhague, il faut se rappeler que le Danemark compte 6 millions d’habitants. Or le piratage du Registre central des personnes (CPR), où sont enregistrées les données personnelles de 11 millions de Danois depuis 1968, aurait permis à un acteur non autorisé de mettre la main sur les informations de 8,8 millions de personnes, incluant les résidents actuels du pays, les Danois vivant à l’étranger, ainsi que des personnes décédées.
Selon Jens Myrup Pedersen, professeur à l’université d’Aarhus, spécialiste de la sécurité, il s’agit de « la plus grosse fuite de l’histoire », non seulement en raison du nombre de victimes présumées mais aussi de la quantité d’informations qui auraient été siphonnées. Si les responsables de l’intrusion n’ont pas encore été identifiés, la ministre en charge du numérique, Christina Egelund, a reconnu, lundi, qu’il s’agissait d’« un incident de sécurité grave » et demandé aux Danois de faire preuve de « vigilance ».
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