Il avait fini par devenir plus encombrant qu’autre chose. Santiago Muzio, directeur très contesté de la Maison de l’Argentine, à la Cité internationale universitaire de Paris, a démissionné. L’information a été confirmée, le dimanche 13 septembre, par la Casa Rosada (siège du gouvernement argentin, à Buenos Aires).
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Ce départ n’intervient pas par hasard. “Le gouvernement a fait pression, de peur que le scandale de la Maison de l’Argentine ne vienne perturber la visite en France de Javier Milei”, explique le quotidien de gauche argentin Página 12. Cette dernière est prévue autour du 30 septembre, le président argentin souhaitant se rendre à Paris à l’occasion de l’Argentina Week, événement organisé pour nouer des relations d’affaires.
“Bastion de l’extrême droite”
Santiago Muzio, avocat franco-argentin nommé par Javier Milei en 2024, avait accumulé les polémiques, rappelle le journal. Depuis des mois, il était accusé d’expulser des résidents de la Maison de l’Argentine, sur le campus international, pour des raisons idéologiques, mais aussi d’avoir fait retirer, en février, une plaque rendant hommage aux disparus de la dictature argentine. “Muzio avait fait de la résidence un bastion de l’extrême droite”, ajoute le journal, qui rappelle :
“Ce fervent catholique avait dirigé à partir de 2020 l’antenne madrilène de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques, établissement privé fondé par l’eurodéputée française d’extrême droite Marion Maréchal.”
Santiago Muzio avait également refusé de signer la charte des valeurs de la Cité internationale universitaire qui interdit, notamment, les discriminations fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle. Toujours à Buenos Aires, le quotidien Clarín renchérit : “Pour lui, le wokisme, l’écologie, les théories du genre et le droit à l’avortement ne sont qu’un ‘virus mental’, selon l’expression chère au président Milei.”
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Je m’abonneAu sein de la Maison de l’Argentine, des résidents avaient décrit une “minidictature”. Plus de mille pétitionnaires, universitaires, écrivains et artistes, avaient demandé son départ. Fin juillet, la mairie de Paris avait demandé au ministère des Affaires étrangères d’enquêter sur lui.
“La polémique a pris une tout autre ampleur à l’approche de la visite du président”, constate Perfil. Mais la venue de Milei fait elle aussi polémique, ajoute le journal. “Certains réclament même que le chef de l’État argentin soit déclaré persona non grata à Paris.”
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