La visite de cinq jours en Chine du président birman Min Aung Hlaing assied un peu plus sa légitimité à la tête d’un pays qu’il a plongé dans le chaos en renversant le 1er février 2021 le gouvernement démocratiquement élu de Aung San Suu Kyi. “C’est un coup de pouce pour la nouvelle administration de Min Aung Hlaing”, écrit The Straits Times.
Richard Horsey, conseiller principal pour la Birmanie au Crisis Group, juge dans le Straits Times :
“Une visite d’État organisée par Xi Jinping est un signal clair que Pékin est prêt à traiter avec le nouveau gouvernement birman en tant que partenaire à part entière.”
Outre Xi Jinping, Min Aung Hlaing a rencontré, le 16 juin, le Premier ministre, Li Qiang, et Zhao Leji, président de l’Assemblée populaire nationale, qui occupent respectivement les deuxième et troisième rangs au sein du Parti communiste chinois.
Sortir de l’isolement
Cette “reconnaissance de haut niveau” est vitale, poursuit le quotidien de Singapour, pour sortir la Birmanie de l’isolement diplomatique dans lequel le pays est plongé depuis le coup d’État et la guerre civile.
La tournée de Min Aung Hlaing en Chine lui offre “une deuxième dose de légitimité internationale” en deux semaines, remarque Nikkei Asia. À la fin mai, il s’était rendu cinq jours en Inde pour rencontrer
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