Le groupe BHP, numéro un mondial du secteur minier, a annoncé des bénéfices en forte augmentation sur le dernier exercice. Pour la première fois, le cuivre – un métal clé pour le développement des énergies renouvelables et des réseaux électriques – a dépassé le minerai de fer comme principal moteur de profit pour le groupe australien, explique Bloomberg : en un an, le prix du métal rouge a augmenté de 35 %, dépassant 14 000 dollars (12 000 euros) la tonne.
“Le cuivre est le moteur de la croissance de BHP”, a souligné Brandon Craig, son nouveau directeur général, en présentant le 18 août les résultats annuels de l’entreprise. Les bénéfices générés par les mines de cuivre que BHP exploite en Amérique du Sud et en Australie ont augmenté de 48 % pour atteindre 18 milliards de dollars (15,4 milliards d’euros), précise le média économique.
Le géant minier a également profité des sous-produits extraits en même temps que le métal rouge : les revenus générés par l’or, l’argent et l’uranium ont également augmenté de 45 % pour atteindre 4,5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) sur l’année.
Au total, souligne Bloomberg, le chiffre d’affaires de BHP a augmenté de 15 %, à 58,8 milliards de dollars (50,3 milliards d’euros), et le bénéfice net de l’entreprise a progressé de 9 %, à 9,8 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros). Le groupe minier se prépare à verser à ses actionnaires un dividende record de 1,72 dollar par action, soit une hausse de 56 % par rapport à l’année précédente.
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La demande de cuivre est également stimulée par le développement fulgurant des centres de données. BHP prévoit que la demande annuelle de cuivre devrait presque doubler d’ici à 2050. “La demande pour les matières premières que nous extrayons est en hausse”, s’est félicité Brandon Craig, faisant aussi référence au minerai de fer, l’autre produit phare du groupe, nécessaire notamment à la production d’acier chinoise.
Reste que l’approvisionnement mondial en cuivre va constituer un “défi” dans les années à venir, a averti le patron de BHP, faute de nouveaux gisements importants et alors que la teneur moyenne des gisements exploités depuis des centaines d’années est en baisse constante. Pour augmenter sa production, annonce Bloomberg, BHP va devoir investir des milliards de dollars à Escondida – la plus grande mine de cuivre du monde –, dans le désert chilien d’Atacama, ainsi que sur son site d’Olympic Dam, en Australie-Méridionale.
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