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Géopolitique

Le Kenya multiplie les annonces spectaculaires sur la souveraineté minière du pays

Le président William Ruto ne souhaite plus exporter les ressources naturelles du pays à l’état brut, pour en capter davantage la valeur sur place. Une ambition industrielle qui relève aussi de la stratégie politique, alors qu’il sera probablement candidat lors de la présidentielle de 2027.

Le Kenya multiplie les annonces spectaculaires sur la souveraineté minière du pays
HaitiCreoleRadio.com

Le Kenya rejoint un nombre croissant de pays africains qui refusent désormais d’exporter leurs ressources naturelles à l’état brut, pour en capter davantage la valeur sur place. Le président William Ruto en a fait l’annonce dimanche 6 octobre, lors d’un service religieux à South Horr, dans le comté de Samburu : « A l’avenir, le Kenya n’exportera plus de minerais bruts. Que ce soit la soude, le pétrole, le lithium, le cobalt ou d’autres métaux rares, nous transformerons tous les minéraux disponibles sur le sol kényan localement. »

L’annonce du chef de l’Etat arrive dans la foulée de la décision du gouvernement kényan de suspendre les activités de Tata Chemicals, le plus gros producteur de soude du continent, présent dans le comté de Kajiado depuis 115 ans et responsable à lui seul de 6 % des exportations kényanes, pour 100 millions de dollars (quelque 86 millions d’euros) par an de recettes à l’export.

Le 3 septembre, lors d’un meeting politique, M. Ruto a déclaré avoir dit à la compagnie indienne de plier bagage, celle-ci ne remplissant pas les nouveaux critères de transformation locale des minerais. Mardi 8 septembre, le gouvernement est revenu sur sa décision : le secrétaire du cabinet chargé des mines a annoncé que Tata Chemicals et le gouvernement avaient convenu de rouvrir la discussion, notamment sur la transformation locale des minerais et les retombées pour les communautés, dont le versement de royalties.

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