Un meeting électoral à Perry, dans l’État de Géorgie. Une foule scandant le nom de Donald Trump. Le président américain, sur scène, devant d’immenses bannières siglées “Make America great again” (“Rendre sa grandeur à l’Amérique”).

Cette scène n’a rien d’extraordinaire, à seulement quelques jours des élections américaines de mi-mandat. “Pourtant, il y a quelque chose de différent en ce samedi en Géorgie”, remarque l’hebdomadaire de gauche Die Zeit. Un “invité allemand” vient de s’avancer sur l’estrade.

Gernot Döllner, c’est son nom, n’est pas n’importe qui. Il est le patron du constructeur automobile Audi et s’était rendu samedi 24 octobre en Géorgie pour annoncer le “plus gros investissement unique de l’histoire de l’industrie automobile des États-Unis”, soit 4,2 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros). Et remercier Donald Trump “pour son soutien et pour cette merveilleuse occasion”.

“Un atout pour Trump”

“Cette annonce intervient au moment où Audi est confronté à d’énormes difficultés aux États-Unis, en partie à cause des droits de douane imposés par ce président que flatte Döllner”, contextualise le journal libéral Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Mais en Allemagne, elle passe mal auprès des syndicats et d’une partie de la classe politique. Quelques semaines plus tôt, le