La réunion a beau se tenir à Bichkek, la capitale kirghize, et concerner théoriquement l’Asie centrale, Xi Jinping apparaît au milieu de la photo de groupe, tout comme son hôte, le président Sadyr Japarov.
Une nouvelle fois, le sommet annuel de l’Organisation de coopération de Shanghaï, organisé les 31 août et 1er septembre au Kirghizistan, s’est révélé être bien davantage qu’un simple forum régional. Il s’agit désormais d’une grande plate-forme qui permet d’afficher la convergence de pays hostiles à la prééminence occidentale, avec la Chine en leur centre, dans un contexte d’érosion de la crédibilité américaine sous Donald Trump. Le chef de l’Etat-Parti chinois y a retrouvé notamment le président russe Vladimir Poutine, l’iranien Massoud Pezeshkian, le turc Recep Tayyip Erdogan et le premier ministre indien Narendra Modi.
Aucun résultat tangible n’était à attendre de leur rencontre si ce n’est la réitération de ce désir d’un ordre international réformé en leur faveur. Chacun de ces pays a ses propres intérêts et il n’est pas question d’alliance. Certains sont mêmes ennemis, comme l’Inde et le Pakistan. Créée il y a un quart de siècle, l’Organisation de coopération de Shanghaï ne rassemblait au départ que quatre pays d’Asie centrale et leurs deux imposants voisins russe et chinois, des pays qui parviennent ainsi à limiter les frictions liées à la montée en puissance de Pékin dans cette région historiquement dans la zone d’influence de Moscou.
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