Le Ghana s’apprête à prendre des mesures drastiques concernant l’exportation de ses minerais. C’est du moins ce que suggèrent les déclarations de son président, John Dramani Mahama, lors d’un sommet sur l’exploitation minière à Accra, le 19 octobre : “J’ai fixé un objectif clair : d’ici à 2030, les minerais bruts ne doivent plus quitter notre territoire”, a-t-il affirmé, cité par Business Insider Africa. Des propos qu’il a réitérés mercredi 21 octobre lors du sommet Afrique du Financial Times à Londres.

À l’occasion de ce sommet, John Dramani Mahama a présenté un plan visant à mettre fin aux exportations de matières premières, notamment la bauxite, le manganèse, le fer et le lithium. En effet, vendre ses minerais bruts, sans transformation locale, ne profite pas assez au Ghana, selon son président, et n’offre pas “de possibilités de développer des usines, de créer des emplois qualifiés et d’acquérir des technologies industrielles, malgré les vastes gisements minéraux du pays”.

Pour atteindre cet objectif en quatre ans, le président ghanéen a promis une interdiction “progressive” par le biais de “mesures législatives”, rapporte l’Agence Ecofin. L’application suivrait un calendrier de mise en œuvre “tenant compte des exigences propres à chaque minerai”.

À condition toutefois que l