En visite à Nuuk, les 6 et 7 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé une enveloppe de 200 millions d’euros d’aide à l’île pour les deux prochaines années. Au même moment, le gouvernement danois faisait savoir qu’il était prêt à renvoyer sur le territoire autonome danois la météorite Agpalilik – surnommée « l’Homme » ou « la falaise où vivent les mergules nains (une espèce d’oiseau) » en kalaallisut –, dont la restitution était réclamée par le parti nationaliste Naleraq.
Le caillou ferreux de 20 tonnes est actuellement exposé dans la cour du Musée d’histoire naturelle à Copenhague. En 1963, un scientifique danois, Vagn Fabritius Buchwald, spécialiste des métaux, affirmait l’avait « découvert » lors d’une expédition à Savissivik, une petite île dans le nord-ouest du Groenland. Quatre ans plus tard, il l’avait ramené dans la capitale danoise pour l’étudier.
Agpalilik n’est en fait qu’un des fragments de la gigantesque météorite dite du « cap York », qui s’est écrasée il y a environ 10 000 ans sur la péninsule du même nom, en mer de Baffin, sur la côte nord-ouest du territoire. Pendant des siècles, les Inuits ont utilisé ses morceaux, baptisés « saviksue » (« grands fers », dans le dialecte local), comme source de métal pour fabriquer des couteaux, des harpons et d’autres outils.
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