Une vague d’indignation a déferlé sur les rives de la Manche, dimanche 4 octobre. Réunis en congrès tout le week-end à Brighton, cité balnéaire du sud-est de l’Angleterre, les adhérents du Green Party ont adopté une motion controversée. Et contestée jusqu’au sommet de la formation écologiste.

Dans une atmosphère houleuse, et par une majorité confortable de 209 voix, 1 022 votants se sont prononcés en faveur d’un texte désignant le sionisme (soit l’établissement d’un Etat national juif en Palestine) comme une forme de racisme et appelant à la création d’un État palestinien unique et démocratique. “Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’un débat au sujet de la pollution ou des objectifs en matière d’énergies renouvelables figure en tête des priorités, ce congrès a révélé une intention bien différente”, raille le The Times dans son éditorial daté du 5 octobre.

Soutenue par le co-vice-dirigeant du parti Mothin Ali, l’initiative a été condamnée par quatre des cinq députés verts, l’ancienne leader Caroline Lucas et l’actuelle co-vice-dirigeante Rachel Millward. “Nous risquons d’être perçus comme un parti antisémite, a mis en garde Ellie Chowns. S’il vous plaît, votez contre cette motion.” La cheffe de file des verts à Westminster “a été huée par l’assistance” au cours de son interve