Donald Trump et Benyamin Nétanyahou affrontent chacun, à une semaine d’intervalle, un scrutin législatif. Dans un contexte de guerre inachevée contre l’Iran, ces élections pourraient fragiliser la légitimité des deux dirigeants, qui ont lancé le conflit ensemble et paraissent désormais vouloir le terminer ensemble aussi, via une reprise des attaques ou un accord “imposé”.

À l’approche des élections israéliennes du 27 octobre, Trump a finalement apporté son soutien à Nétanyahou, transformant leur partenariat stratégique en un pacte électoral personnel. “Si Israël choisit le mauvais dirigeant, c’est-à-dire n’importe qui d’autre que Bibi, l’Amérique devra faire ce travail elle-même, et je n’y suis pas disposé”, a averti Trump.

Derrière cette intervention inhabituelle se dessine une conception transactionnelle de l’alliance : le Premier ministre sortant est chargé d’accomplir, contre l’Iran, le travail que Washington souhaite mener sans nécessairement en assumer directement les risques.

Contenir les initiatives militaires d’Israël

Donald Trump affirme avoir toujours voulu soutenir Benyamin Nétanyahou, mais avoir attendu le moment opportun. Cette explication est plausible : annoncé plusieurs mois auparavant, son soutien aurait perdu sa valeur médiatique. Accordé dans la dernière lign