Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le facteur religieux s’immisce dans la présidentielle française, édition 2027. À peine le coup d’envoi de la campagne a-t-il été donné que la question de l’islam, en dehors de toute actualité particulière, surgissait comme l’un des enjeux prioritaires de ces élections.
Sans surprise, le premier pavé dans la mare a été lancé par le Rassemblement national (RN). Le 31 août, Marine Le Pen affirmait ainsi sur le réseau social X sa volonté de s’engager, en cas de victoire, dans la “lutte contre les idéologies islamistes, avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l’espace public”.
Si la proposition a été blâmée presto, tant du côté du bloc central que de la gauche, La France insoumise (LFI) est quant à elle directement entrée dans la danse. Par voie de surenchère, sa présidente de groupe à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a contre-attaqué en déclarant sur BFM que, son parti au pouvoir, celui-ci abolirait l’interdiction du port de l’abaya dans les établissements scolaires.
L’islam comme marqueur politique
Il n’en fallait pas plus pour que le sujet de l’islam se retrouve pendant plusieurs jours au cœur des débats, chaque candidat se trouvant de fact
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