Au Maroc, les élections législatives du mercredi 23 septembre n’ont pas remodelé le paysage politique mais les résultats, rendus publics jeudi, sont révélateurs de la désaffection des Marocains envers le processus électoral. Le taux de participation n’a pas été aussi bas depuis deux décennies.
Arrivé en tête avec 97 des 395 sièges, le Parti authenticité et modernité (PAM) doit désormais désigner le premier ministre qui succédera à Aziz Akhannouch. Le parti de ce dernier, le Rassemblement national des indépendants (RNI), est la principale victime de ce scrutin, même s’il arrive deuxième avec 66 sièges, devant l’Istiqlal (65), grâce notamment à une mobilisation des électeurs ruraux. Tandis que la formation islamiste Parti de la justice et du développement (PJD) regagne du terrain, particulièrement dans les villes. Zakaria Kadiri, professeur en sociologie à l’université Hassan-II de Casablanca, décrypte la sociologie de ce vote.
Le taux de participation national s’établit à 38 %, mais avec d’importantes disparités entre les zones rurales, où les inscrits votent davantage, et les zones urbaines. Dans la région du Souss-Massa par exemple, le taux de participation dans la ville d’Agadir est de 19 %, contre 37 % à l’échelle de la région. Quels sont les facteurs qui expliquent cette mobilisation rurale ?
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