Le financement du développement est en chute libre partout dans le monde, sauf à destination du secteur minier. De la Banque mondiale à la Development Finance Corporation (DFC) américaine, en passant par l’Agence française de développement (AFD), les banques de développement multiplient les annonces d’investissements dans l’extraction et la transformation des minerais critiques, sur fond de hausse de la demande mondiale, portée par les transitions énergétique et numérique et le secteur de la défense.
Selon les estimations de la Banque mondiale, la demande en minerais dans le monde devrait doubler d’ici à 2040, nécessitant 500 milliards de dollars (près de 450 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires. Sur les quatre dernières années, l’institution de Washington y a consacré 3,6 milliards de dollars. Un montant qu’elle veut quasiment quintupler au cours des quatre prochaines années en portant ses investissements annuels à 19 milliards de dollars.
La banque a annoncé, le 16 octobre, avoir conclu des accords de coopération dans le secteur avec huit pays, dont quatre se trouvent en Afrique : l’Egypte, le Malawi, la Mauritanie et la Zambie. Ces accords visent à soutenir l’écosystème industriel de transformation des matériaux, dans un contexte où de nombreux pays, en particulier en Afrique, cherchent à se défaire du modèle extractiviste d’exportation de minerai brut qui les empêche de capter la valeur ajoutée issue de sa transformation.
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