Des partis gouvernementaux qui campent aux premières places dans le nouvel hémicycle, un taux de participation médiocre… Les élections législatives marocaines, dont les résultats définitifs ont été communiqués jeudi 24 septembre à la mi-journée, ne semblent pas avoir engendré de bouleversement majeur dans le jeu politique national. A première vue. Car le vote du mercredi 23 septembre dessine de nouvelles tendances au sein de cet écosystème complexe qu’est l’institution parlementaire du Royaume.
Le taux de participation atteint 38 % à l’échelle nationale. Le chiffre est bien plus faible que celui de 50 % obtenu lors du triple scrutin (législatif, municipal et régional) de 2021, mais il n’est pas en chute libre comme le redoutaient plusieurs médias marocains. Pour le politologue Mustapha Sehimi, ce pourcentage doit être relativisé puisqu’il ne s’applique qu’aux 15,8 millions d’inscrits et non au volume bien plus grand des Marocains en âge de voter, d’environ 28 millions.
Seuls 6 millions de Marocains se sont rendus aux urnes, mercredi, et un million d’entre eux ont opté pour un bulletin blanc ou nul. Compte tenu de cette double réalité, « la base électorale est de l’ordre de 22 %, observe l’universitaire. C’est le signe d’un déficit de confiance et d’adhésion au système représentatif, qui tient à plusieurs facteurs, au premier rang desquels le discrédit général qui frappe les partis politiques ».
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