Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a procédé cette semaine à ses premières nominations d’envergure depuis sa prise de fonction en mars après avoir succédé à son père, Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février.

Probablement blessé lors de ces frappes, il n’a fait aucune apparition publique depuis sa désignation, hormis à travers des déclarations écrites qui lui sont attribuées, publiées par les médias affiliés à la République islamique.

Ces nominations à des postes clés, au sein de l’armée et des forces de sécurité, ont été peu commentées dans la presse locale.

Mais pour les médias d’opposition en exil, le choix de personnalités issues, sans exception, du Corps des gardiens de la révolution (CGRI), renforce l’emprise de Khamenei sur les principaux organes du pouvoir et dessine les contours de sa politique : guerre de longue haleine contre les États-Unis et contrôle accru de la population.

Des proches du guide suprême promus

Ainsi, Mohsen Rezaï, qui a commandé le CGRI durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), a été nommé à la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale, principal organe chargé de la sécurité du pays.

Ali Abdollahi, ancien général au sein du CGRI qui a menacé à plusieurs reprises, ces dernières sem