L’histoire a déjà fait le tour du monde. Lundi 14 septembre, le rappeur américain Macklemore, célèbre pour des tubes comme Thrift Shop, a annoncé avoir été écarté de la tournée d’Ed Sheeran, dont il devait assurer la première partie. La raison ? Son soutien pour la Palestine, public depuis quelques années, qu’il a renouvelé lors des deux premières dates de la tournée, les 4 et 5 septembre, au MetLife Stadium, dans le New Jersey.
Alors que la plupart des médias américains s’en tiennent à du factuel, le site de la chaîne de télévision MS Now (ex-MSNBC, proche des démocrates) s’indigne et titre : “Une mise à l’écart d’une hypocrisie scandaleuse”.
Pour Noor Noman, qui signe ce papier d’opinion, “tout ce fiasco n’est qu’un concentré des dynamiques de pouvoir à l’œuvre dans le paysage politique américain aujourd’hui, et révèle l’hypocrisie exaspérante de ceux qui se prétendent les plus hostiles à la cancel culture”. Les commentateurs conservateurs en faisaient un cheval de bataille, rappelle le journaliste. Mais aucun n’est venu en soutien à Macklemore, montrant que le combat contre la cancel culture est une défense de la liberté d’expression à géométrie variable.
La “neutralité” d’Ed Sheeran est également mise en cause par le média, qui rappelle qu’en 2017 le Britannique avait écarté
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