Il s’agit d’“un chapitre hautement symbolique” dans la relation entre l’Espagne et le Sahara occidental, l’une de ses anciennes colonies, qui occupe toujours “une place prépondérante” dans sa politique étrangère, résume le site de gauche madrilène Público.

Jeudi 10 septembre, les députés espagnols ont adopté un projet de loi octroyant la nationalité espagnole aux personnes nées dans ce territoire lorsqu’il était encore sous administration espagnole – la date limite du 29 septembre 1977, qui marque la fin du processus de décolonisation espagnole du Sahara occidental, a été retenue.

Ce texte porté par le parti de gauche radicale Sumar doit maintenant être examiné par le Sénat espagnol. S’il finit par être définitivement approuvé, des milliers de Sahraouis et leurs enfants, “qui vivent toujours au Sahara occidental, dans des camps de réfugiés en Algérie ou en exil en Europe”, pourront être naturalisés espagnols, liste El Salto, autre média de gauche.

Tension à son comble entre Madrid et Rabat

L’adoption de ce projet de loi intervient “dans un contexte où les tensions entre l’Espagne et le Maroc sont au plus haut”, en raison de la crise migratoire survenue dans l’enclave autonome espagnole de Ceuta à la fin du mois de juillet, note El Salto. Le statut juridique du Sahara occidental