“La France se soulève. Le reste de l’Europe est étonnamment paisible.” Voilà le titre par lequel The Economist est venu casser l’ambiance, si besoin était, en pleine vague de manifestations dans l’Hexagone. Le très sérieux magazine britannique s’est penché sur une analyse des données de l’Acled, un observatoire indépendant des conflits en temps réel. Verdict :

“La France représente 15 % de la population de l’UE, mais depuis janvier elle a connu plus de 33 % des manifestations de l’Union et 66 % de ses émeutes.”

Durant l’automne 2026, nonobstant les images de rues en feu de Lisbonne à Athènes, l’ensemble du continent est même plus paisible qu’en moyenne à ce moment de l’année en matière de manifestations, constate le journal. “Pour l’instant, l’essentiel de la violence se concentre dans un seul pays, la France.”

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Ici, le nombre de rassemblements violents a triplé par rapport à la même période durant les années précédentes. Presque tous ont eu lieu depuis septembre. Et le magazine de marteler : “Si l’on enlève la France, les émeutes en Europe baissent d’un quart ; si on l’inclut, elles remontent de moitié.”

Est-ce une question d’argent ? Est-ce une question de politique ? Il faut bien admettre que de nombreuses sociétés européennes sont confrontées à un automne difficile, rappelle The Economist. “Peut-être est-ce simplement une habitude. République née d’une révolution, la France est coutumière des manifestations.” Et le magazine de conclure : avec une présidentielle houleuse à l’horizon, la situation risque de ne pas changer de sitôt.

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