Donald Trump s’occupe aussi des notations. Le 1er octobre, le président américain se donnait « A + sur le gouvernement, l’économie, sur tout ». L’inflation ? « Excellente. » Dans le dernier sondage d’Associated Press, les Américains ne sont que 17 % à soutenir son action en matière de coût de la vie. Telle est pourtant la stratégie politique choisie, moins d’un mois avant les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre : à défaut de changer la réalité, Donald Trump tente d’en infléchir la perception. Il se félicite abondamment, croyant dans la force de la répétition pour remobiliser l’électorat conservateur. A écouter ces jours-ci le président américain, la cascade de sondages alarmants pour les républicains serait une bulle de savon, entretenue par les médias classiques, qu’il suffirait d’éclater. Ses propres taux d’approbation n’ont pourtant jamais été aussi bas, autour de 30 %.
Le 30 septembre, recevant des représentants de la communauté hispanique, le magnat se lançait dans une cascade de digressions. Avant de lâcher ceci : « Nous assurons de façon extrêmement médiocre le travail de promotion de nos actions, et nous faisons un boulot formidable en gouvernant le pays. » Dans un moment rarissime d’autocritique, Donald Trump ajoutait : « J’ai très mal expliqué à quel point le pays se porte bien. »
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