Les observateurs de l’OSCE ont « regretté », mercredi 23 septembre, de ne pas être invités par les Etats-Unis aux législatives de mi-mandat début novembre, une « première », qui marque un « éloignement significatif d’une pratique démocratique bien établie ».
« Cette décision n’est pas conforme aux engagements » des Etats-Unis en tant que membre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a déclaré, dans un communiqué, le bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’organisation (BIDDH). « Il s’agira des premières élections fédérales américaines depuis le début de l’observation de l’OSCE dans le pays pour lesquelles l’OSCE n’a pas reçu d’invitation », a précisé le BIDDH.
Depuis 2002, l’OSCE dit avoir observé au total douze élections fédérales aux Etats-Unis, dont six élections de mi-mandat. « Je regrette profondément la décision prise par les Etats-Unis », a affirmé Pere Joan Pons, le président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE. « Cette décision marque un éloignement significatif d’une pratique démocratique bien établie ».
Demande américaine de réduction de son budget
Les missions d’observation électorale de l’OSCE reposent sur le BIDDH, un organe basé à Varsovie, et l’Assemblée parlementaire, basée à Copenhague, qui dépêche des parlementaires issus des pays membres. Les observateurs issus de ces deux organismes composent des missions internationales communes qui publient généralement des rapports d’évaluation sur le déroulement des élections dans les pays membres de l’OSCE.
Le siège de l’organisation est, lui, basé à Vienne, en Autriche. Fondée en 1975 pour apaiser les tensions entre l’Est et l’Ouest durant la guerre froide, l’OSCE compte des membres issus de l’Europe, de l’Asie centrale et de l’Amérique du Nord.
En décembre, les Etats-Unis ont exigé qu’elle réduise d’au moins 15 millions d’euros son budget annuel d’ici fin 2026. Ils ont également encouragé l’OSCE à se concentrer sur « des missions qui soutiennent la stabilité et la paix », plutôt que sur « la transformation de la vie politique intérieure » dans les pays membres.