Avec un large sourire, le président Luiz Inacio Lula da Silva a vanté le bilan écologique de son troisième mandat lors d’un discours prononcé le 10 juin au palais du Planalto à Brasilia. « Le Brésil est devenu le pays avec la plus grande crédibilité au monde pour prendre soin de la question environnementale », a fièrement déclaré le chef d’Etat de 80 ans.
Dès son investiture en janvier 2023, le président Lula a créé le ministère des peuples indigènes, multiplié les opérations contre l’orpaillage illégal, renfloué un fonds destiné à la protection de l’Amazonie et remis sur pied les organismes environnementaux, qui avaient été paralysés par son prédécesseur d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022). Grâce à ces efforts, la surface déboisée annuellement en Amazonie a baissé, passant de 11 594 kilomètres carrés à 5 731 kilomètres carrés entre 2022 et 2025, soit une chute de 50 %, selon les données satellitaires collectées par l’Institut national de recherches spatiales.
« L’héritage du gouvernement Lula est positif pour l’agenda environnemental », assure Maiara Folly, directrice exécutive de la plateforme CIPO, un institut consacré aux questions de gouvernance climatique. Elle salue également « la place centrale que l’environnement a occupée dans la politique étrangère du Brésil ». En plus d’avoir renforcé la coopération entre les pays amazoniens, le président de gauche a accueilli en novembre 2025 la COP30 à Belem, au cœur de l’Amazonie brésilienne, lors de laquelle le Brésil a porté deux initiatives internationales : le Tropical Forest Forever Facility, un instrument financier destiné à protéger les forêts tropicales, encore peu abondé, et une feuille de route visant à planifier la sortie progressive des énergies fossiles.
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