Juin 1943, France occupée. Jean Moulin (Gilles Lellouche), leader de la Résistance envoyé incognito à Lyon pour unifier les groupes clandestins, est dénoncé puis arrêté. Torturé par Klaus Barbie (Lars Eidinger), le chef de la Gestapo locale, l’ancien préfet est entraîné dans une confrontation à l’issue tragique que dépeint Moulin, le nouveau film du réalisateur hongrois Laszlo Nemes. Oscarisé en 2016 pour Le Fils de Saul, un long-métrage sur les Sonderkommandos d’Auschwitz, Nemes revient sur les écrans moins d’un an après Orphelin, avec un film français à la forte empreinte magyare.
Moulin, qui est à l’affiche en France à partir de ce 28 octobre, ne sortira en Hongrie que le 12 novembre. Mais il suscite déjà la curiosité et l’intérêt de la presse locale. Tourné en grande partie à Budapest, il inclut des acteurs hongrois (Pal Macsai, Tamas Pajor), et la mère de Laszlo Nemes joue la logeuse de Jean Moulin, indique HVG. De plus, le réalisateur “s’est entouré d’une équipe créative hongroise dont le directeur de la photographie Matyas Erdely et le concepteur sonore Tamas Zanyi”, poursuit l’hebdomadaire dans un autre article.
Pour Nemes, “raconter Moulin était une mission” et le long-métrage incarne “une sorte de lettre d’amour à la France” où le cinéaste s’est expatrié avec sa mère e
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