En direct Jeudi 8 Octobre 2026
Culture

Ni élections truquées, ni constitution clandestine : le peuple haïtien mérite mieux

Par Yves Pierre*, politologue Haïtiens, Haïtiennes, Dans deux mois, le 13 décembre 2026, on va nous demander de voter. On va nous dire que c’est la démocratie. On va nous dire que c’est la sortie de crise. On va nous dire que c’est l’espoir. Mensonges. Ce qu’on nous prépare, ce n’es

Ni élections truquées, ni constitution clandestine : le peuple haïtien mérite mieux
HaitiCreoleRadio.com

8 octobre 2026
Ni élections truquées, ni constitution clandestine : le peuple haïtien mérite mieux
Actualités Politique

Ni élections truquées, ni constitution clandestine : le peuple haïtien mérite mieux

  • by Rezo Nodwes
  • 8 octobre 2026
  • 0 Comments

Par Yves Pierre*, politologue

Dans deux mois, le 13 décembre 2026, on va nous demander de voter. On va nous dire que c’est la démocratie. On va nous dire que c’est la sortie de crise. On va nous dire que c’est l’espoir.

Ce qu’on nous prépare, ce n’est pas la démocratie. C’est un simulacre. Ce n’est pas la sortie de crise. C’est l’approfondissement de la crise. Ce n’est pas l’espoir. C’est le mépris.

Et pendant ce temps, dans l’ombre, on nous prépare une modification de la Constitution. Un texte que le pouvoir de facto veut nous imposer par la force, le même jour que les élections.

Deux coups de force. Un seul objectif: confisquer votre souveraineté.

Moins de 630 000 électeurs inscrits, selon les propres statistiques du Conseil électoral provisoire (CEP), alors que l’objectif affiché est de 3 à 4 millions d’inscrits. Nous sommes à deux mois du scrutin. Mathématiquement, c’est impossible. Alors que va-t-il se passer?

Scénario 1: on organise les élections avec 600 000 électeurs et quelques. Résultat: des candidats élus par une minorité infime. Un président qui ne représentera même pas 5 % de la population. Une légitimité inexistante.

Scénario 2: on bourre les urnes, on falsifie les procès-verbaux, on inscrit des morts et des déplacés. Résultat: des élections volées. Un président imposé par la fraude. Une crise post-électorale garantie.

Dans les deux cas, votre vote ne compte pas. Dans les deux cas, votre souveraineté est confisquée.

Et pendant ce temps, des pans entiers des départements les plus peuplés du pays sont sous le contrôle des gangs, et plus d’un million de nos compatriotes ont été chassés de chez eux. Comment voter librement quand des zones entières sont devenues des zones de non-droit? Comment garantir l’égalité du suffrage quand des citoyens votent sous la menace, ou n’osent pas voter du tout?

Article précédent Que garantit vraiment le petit cadenas à côté de l’adresse d… Article suivant Haïti : sur les 17.522 inscrits, 700 seront retenus pour int…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !