Depuis le début de l’année, des centaines de membres de cette minorité religieuse, qui avaient fui une offensive turque en 2018, ont pu revenir dans leurs villages. Ils y ont retrouvé des maisons et des lieux de culte pillés ou détruits, un nouveau chapitre dans la longue histoire des persécutions subies par cette communauté, raconte “New Lines Magazine”.
Suad Hiso s’avance vers l’un des sanctuaires de son village. Au milieu des pierres ocre assombries par l’huile d’olive, des bougies à demi fondues se dressent près de la niche, déposées en offrande par les fidèles passés avant elle.
Ce sanctuaire est l’un des 19 lieux de culte nichés dans les montages de la région d’Afrine, dans le nord de la Syrie – dont les habitants racontent que leur foi y est pratiquée depuis plus de cinq mille ans.
Les Yézidis sont une minorité religieuse kurdophone originaire d’Asie occidentale, notamment de certaines régions de l’actuelle Syrie, d’Irak, de Turquie et d’Iran.
Le visage offert au soleil, Suad Hiso, 52 ans, dirige ses paumes ouvertes vers le ciel. “Oh ma sœur, oh soleil, oh soleil, déclame-t-elle, dans une prière typique. Donne-nous la force, donne-nous ta lumière, délivre-nous du mal, soigne nos maladies, protège nos enfants et les enfants du monde entier.”
Les Yézidis ne vouent pas un culte au soleil, mais l’astre est leur qibla, c’est lui qui donne la direction de la prière, explique-t-elle. La communauté vénère Dieu et les sept anges à travers lesquels il agit, à commencer par Malek Taus, l’ange paon.
“J’aime ma religion”
Afrine a longtemps abrité la plus grande communauté yézidie de Syrie. Avant le début de la guerre civile, en 2011, i
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Sans engagement • Résiliable en ligneCréé en 2020, ce site installé à Washington émane du think tank américain New Lines Institute for Strategy and Policy. Le rédacteur en chef du site, Hassan Hassan, grand spécialiste de l’État islamique et coauteur du best-seller État islamique. Au cœur de l’armée de la terreur (en français aux éditions Hugo Doc), n’est autre que le directeur du think tank. Au départ consacré au Moyen-Orient, New Lines Magazine a rapidement élargi son spectre, mais sans abandonner son envie première : celle de donner la parole à des journalistes qui connaissent intimement le sujet de leurs articles, qu’il s’agisse désormais “d’une ligne de front en Ukraine, d’une agglomération dans la région chinoise du Xinjiang, d’une province en Syrie ou d’une ville aux États-Unis”. Il se présente aujourd’hui comme un “magazine local sur l’actualité mondiale”.
Il n’y a pas que les lycéens français, c’est toute la jeunesse mondiale qui se révolte
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