Les États-Unis continuent de renforcer leurs sanctions contre l’économie iranienne, parallèlement à un blocus naval imposé depuis plusieurs mois, dans l’objectif d’accroître la pression économique et de faire plier Téhéran. Mais l’effet de ces mesures, quoique perceptible, reste limité pour l’instant.

Washington a lancé le mois dernier un nouveau train de sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de Téhéran, une offensive pompeusement baptisée “Economic Outcast” (Paria économique”), afin de provoquer un “jour J économique” – en référence au débarquement en Normandie, le 6 juin 1944.

Fin août, la filiale émiratie de la banque égyptienne Misr était l’une des premières entités étrangères à être frappée par ces mesures punitives. Washington a également sanctionné le directeur général de la succursale de Dubaï de Bank Melli, la plus grande banque iranienne, ainsi que la banque turque Golden Global Bank.

Mais l’opération Economic Outcast semble ne pas vouloir se limiter, comme initialement annoncé, aux seules entreprises étrangères commerçant avec l’Iran.

Nouvelle chute du rial

Les États-Unis ont, en effet, annoncé le 8 septembre des sanctions visant directement le secteur aérien iranien, montrant leur détermination à asphyxier les acteurs de l’économie locale, déjà so