Les Américains sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter leur pays, motivés par l’inflation et le climat politique, notamment depuis la réélection de Donald Trump. Et ils se tournent de plus en plus vers l’Europe. Aux Pays-Bas, le site d’information Welingelichte Kringen note une forte hausse des demandes américaines de permis de séjour. Le site mentionne le cas de Juliet Huddy, ancienne présentatrice de Fox News, et qui incarnerait “l’exemple parfait de cette nouvelle vague” : elle “songeait depuis des années à quitter les États-Unis et a demandé de l’aide à ChatGPT ce printemps pour organiser sa nouvelle vie en Europe. L’IA l’a orientée vers les Pays-Bas, grâce à un visa existant spécifiquement pour les travailleurs indépendants américains.” Ce visa, connu sous le nom de “Daft”, existe depuis le traité d’amitié néerlando-américain de 1956. Pour en bénéficier, il faut être américain, ouvrir une petite entreprise et avoir un capital de 4 500 dollars (environ 4 000 euros). Au bout de cinq ans, les titulaires peuvent demander la résidence permanente. “Pour les Néerlandais qui rêvent d’une vie américaine, la nouvelle est mauvaise : un système similaire n’existe pas de l’autre côté de l’océan”, se désole Welingelichte Kringen.
Les Américains apprécient un coût de la vie plus abordable et un meilleur accès aux soins. À ces critères “s’ajoute un émerveillement quotidien. Sur Instagram et TikTok, toute une catégorie d’Américains fraîchement arrivés des États-Unis expliquent à leurs proches ce que sont les crêpes locales, le [fromage frais] quark, les vélos-cargos, [le parc d’attractions] Madurodam, les fromageries et les apéros du vendredi après-midi.” Au-delà de cette “romance”, la bureaucratie, la difficulté à trouver un logement et à communiquer en néerlandais doit aussi être soulignée.
En Belgique, La Libre rapporte un phénomène similaire avec une hausse de 60 % à 70 % des demandes d’acheteurs américains à Bruges et sur la côte, sur des biens haut de gamme, motivée selon eux par le contexte politique américain et une volonté de diversification patrimoniale. Attention, “cette progression doit cependant être relativisée, car elle s’appuie sur un niveau de départ particulièrement faible”. Et la plupart de ces Américains possèdent déjà des propriétés en France ou au Royaume-Uni. Outre la volonté de quitter l’Amérique de Trump, Bart Van Opstal, notaire à Ostende, “cite aussi la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait réorienter certains choix, et les fortes chaleurs dans le sud de l’Europe”.
En tout cas, selon Welingelichte Kringen, les Américains ont l’impression de trouver sur place “un paradis”.
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