Le 8 octobre 2018, il y a exactement huit ans et un jour, le conseiller [municipal] Fernando Albán est mort alors qu’il était en garde à vue au Service national bolivarien de renseignement (Sebin). Son décès est survenu dans la tour de l’ancien siège du métro de Caracas, à l’intérieur d’un sous-sol surnommé “La Tombe”.
Il avait été arrêté seulement trois jours auparavant, sans mandat d’arrêt. Selon le bureau du procureur, plus de 2 000 tchats l’impliquaient dans des “conspirations” contre le gouvernement. Les autorités chavistes ont qualifié son décès de“suicide”, affirmant qu’il avait sauté dans le vide, mais ses proches et sa défense ont affirmé qu’il avait succombé aux tortures subies pendant ce court laps de temps.
On a trouvé de l’eau dans ses poumons, selon William Jiménez, ex-coordinateur des enquêtes nationales de l’institut médico-légal de Caracas. Mais Néstor Reverol, alors ministre de l’Intérieur, a ordonné de modifier son certificat de décès. L’asphyxie mécanique par eau est l’une des nombreuses méthodes de torture utilisées par le Sebin, décrites par des organisations de défense des droits de l’homme.
Trois ans plus tard, en 2021, Tarek William Saab, alors procureur général et aujourd’hui défenseur des droits, a reconnu que le conseiller municipal ne s’était pas sui
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