On ne l’attendait pas sur ce terrain. Pourtant Javier Milei agite depuis quelques semaines des revendications souverainistes sur les Malouines, archipel occupé par les Britanniques depuis 1833 mais revendiqué par Buenos Aires. Confronté à une baisse de popularité à l’aube d’une élection présidentielle où il concourra pour sa réélection, le président ultralibéral argentin ravive les tensions avec le Royaume-Uni autour d’un litige territorial qui fait consensus parmi les Argentins.

Dans sa ligne de mire : un gisement pétrolier découvert en 2010 et situé à 220 kilomètres au nord de l’archipel. Il pourrait abriter jusqu’à 1,7 milliard de barils d’un pétrole “hautement commercialisable” selon les entreprises Navitas Petroleum et Rockhopper Exploration, en charge du projet d’exploitation Sea Lion, écrit la BBC. “Mais selon Buenos Aires, ces forages violeraient la loi argentine qui interdit l’exploitation des ressources sans l’approbation des autorités”, ajoute la version hispanophone du diffuseur public britannique.

“L’Argentine ne restera pas les bras croisés”

L’exploitation de ce gisement n’a pas encore commencé, mais est prévue pour le milieu de l’année 2028. “Si nous n’agissons pas aujourd’hui avec fermeté et rapidité, dans quelques mois, ils auront les moyens matériels de s’appro