Plus de 1 000 mathématiciens s’engagent à ne pas travailler pour des entreprises d’intelligence artificielle (IA), et à bannir ces outils – à des degrés divers – de leurs travaux de recherche. Cette décision s’inscrit dans un mouvement de rejet de plus en plus fort vis-à-vis des entreprises du secteur, qui utilisent leurs outils pour résoudre des problèmes mathématiques sur lesquels le cerveau humain bute depuis des dizaines et des dizaines d’années.

L’Association des mathématiciens humains (AHM) a vu le jour à la suite d’une série de découvertes controversées faites par les géants de l’IA, notamment la publication simultanée de 722 articles par OpenAI [au début d’octobre]. Le collectif compte désormais plus de 1 000 membres, parmi lesquels des professeurs et des doctorants.

Cette manière d’obtenir et de “balancer” ces résultats à la communauté mathématique risque de nuire à la discipline, estimait Terence Tao, de l’université de Californie à Los Angeles, le mois dernier. Si les conclusions de la machine semblent généralement fiables, elles sont souvent rédigées dans un style cryptique, à la va-vite, que les mathématiciens ont bien du mal à comprendre et à exploiter.

Pour tenter de lutter contre ce phénomène, un Groupe consultatif sur les mathématiques et l’intelligence artifici