Pour l’Union européenne [UE], la rentrée 2026 signe le début d’une année électorale dont elle pourrait sortir métamorphosée. L’élection présidentielle française du printemps prochain menace de provoquer l’implosion de la construction européenne si jamais elle portait à l’Élysée Marine Le Pen, cheffe de l’extrême droite eurosceptique et admiratrice de Vladimir Poutine. Toutefois, le scrutin français n’est pas le seul rendez-vous susceptible de déstabiliser l’UE.

D’autres grands pays préparent des élections en 2027, comme l’Italie, l’Espagne et la Pologne. Et le calendrier électoral des dix-huit prochains mois s’avère plus chargé encore, avec la Suède le 13 septembre, la Lettonie en octobre, l’Estonie en mars, la Finlande en avril, la Grèce courant juillet et la Slovaquie au mois de septembre prochain. Des échéances auxquelles il faut ajouter une longue série d’élections régionales en Allemagne, où les intentions de vote dans un Land peuvent influencer les choix du gouvernement de Berlin à Bruxelles. Alors, l’UE survivra-t-elle à l’année 2027 ? Aura-t-elle toujours le même visage ?

Le premier scrutin de la rentrée n’a pas bien commencé pour l’UE. Le 29 août, les électeurs islandais ont rejeté par référendum la proposition de reprise des négociations d’adhésion. Le non l’a emporté