“Bande de fous, unissez-vous enfin !” C’est l’appel lancé ce vendredi 30 octobre par le quotidien conservateur Makor Rishon. Ni le bloc de la majorité sortante de Benyamin Nétanyahou ni celui de l’opposition dite “sioniste” autour de Gadi Eisenkot ne disposent des 61 députés nécessaires pour s’assurer une majorité à la Knesset.

“Aucun des deux camps n’a gagné, et c’est précisément pour cela que je suis soulagé : un match nul nous épargne l’euphorie et le désespoir et oblige les dirigeants du bloc du changement à rejoindre Nétanyahou dans un gouvernement d’union nationale”, écrit le quotidien Maariv.

Makor Rishon y voit une “occasion historique” de mettre fin aux divisions qui déchirent la société israélienne. Après des années de polarisation et de guerre, les responsables politiques doivent accepter de faire des compromis, estime le rédacteur en chef du journal. Rejetant la perspective d’un gouvernement dépendant des voix des partis arabes qu’il considère comme incompatibles avec une coalition fondée sur “un consensus sioniste”, il appelle Benyamin Nétanyahou à inviter les quatre leaders de l’opposition juive – Gadi Eisenkot, Naftali Bennett, Avigdor Liberman et Yaïr Golan – à négocier une coalition élargie.

Le journaliste Amit Segal défend également l’idée d’un gouvernement d’u