Lorsque j’ai commencé à étudier l’histoire contemporaine de la France à l’université, en 2006, le pays était encore sous le choc des émeutes urbaines déclenchées par la mort de deux adolescents dans un transformateur électrique, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la police. Pendant plusieurs semaines, fin 2005, le pays s’était embrasé sous la colère de la jeunesse, qui protestait contre les violences policières, le racisme, les inégalités sociales et la rupture du contrat social français.
Faisons un bond de vingt ans, et les images qui parviennent de la France sur les écrans du monde entier sont les mêmes. Sans surprise, ce qui a commencé comme un mouvement lycéen a dégénéré en une exaspération nationale, ponctuée de pillages, d’incendies de bâtiments publics et d’une avalanche de violences infligées par une police antiémeute armée de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes.
Face aux Français descendus dans la rue, éditorialistes, politiciens, polémistes et autres militants ont tous cherché à tirer leur épingle du jeu dans une ribambelle de commentaires à chaud tout aussi prévisibles. Dans l’ensemble, ces déclarations n’ont donné lieu qu’à d’interminables platitudes sur les Français – que certains considèrent révolutionnaires, d’autres sanguins, en fonction du poi
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneEt si cet article n’était que le début ?
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
“À cent mille pour cent” : les évangélistes convaincus d’avoir trouvé l’arche de Noé en Turquie
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !