Le conseil municipal de la ville de Bordeaux a voté à l’unanimité le refus d’une collection composée de 53 objets originaires principalement du Gabon, mais aussi du Nigeria et de la Côte d’Ivoire, le 1er juin 2026. Collectés pendant plus de trente ans par Marie-Thérèse Petit et son mari, Jacques Petit, ces objets africains devaient être légués à la ville, selon le souhait de la sage-femme, après son décès en 2022.
Plutôt que d’intégrer ces œuvres aux collections publiques de la ville, qui est un ancien port négrier, Bordeaux a estimé que ces objets devaient retourner dans leurs pays d’origines. En refusant ce legs, la municipalité souhaite faciliter les restitutions aux pays d’origine et ouvrir le débat sur leur place au sein des collections françaises.
Depuis janvier 2026, certains musées réexaminent effectivement la provenance et les modes d’acquisition des objets qu’ils exposent. Cette décision intervient alors que la France accélère la réflexion sur le retour des biens culturels acquis durant la période coloniale.
Pour en savoir plus sur la restitution des biens culturels originaires d’Afrique acquis par la France, nous vous invitons à lire cet article ci-dessous.