“Des enfants allongés par terre dans des sacs de couchage, alignés comme des biscuits à la cuillère”, rendus ivres de joie par la magie des “nuits passées à glousser” : “Quand j’étais petite, écrit la journaliste allemande Nele Sophie Karsten pour le Süddeutsche Zeitung Magazin, les soirées pyjama étaient pour moi le summum du bonheur. Régulièrement, j’invitais des amis à la maison le week-end ou je glissais dans mon sac à dos une brosse à dents, un DVD et un paquet de chips pour m’échapper, le temps d’une nuit, dans l’univers fabuleux de la chambre d’un autre enfant.” D’aucuns se reconnaîtront dans ce récit, tant ces nuits de folie − autoproclamées − peuvent marquer les souvenirs d’enfance.
Plus tard, à l’adolescence, les soirées pyjama changent sensiblement de tonalité sans rien perdre de leur charme. Elles ont une autre saveur − celle des bêtises, des secrets et des interdits bravés. “On échangeait nos soutiens-gorge pour essayer ceux des autres et on débattait pour savoir si on voulait être des femmes qui portent des strings − la réponse était oui, se souvient la journaliste. On s’entraînait à embrasser avec la langue en jouant au jeu de la bouteille.” Moment idéal pour jouer à se faire peur lors de séances de spiritisme, ou pour “regarder toute la saga Twilight [romance imp
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