“J’ai décidé de mettre fin aux paris en ligne pour qu’ils ne détruisent pas les familles brésiliennes.” C’est par ces mots que le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva a défendu, dans un message publié sur les réseaux sociaux lundi 28 septembre, la mesure provisoire signée trois jours plus tôt pour interdire les plateformes de paris sportifs et de jeux d’argent en ligne.

Une décision prise “pour faire face à la grave crise d’endettement et de dépendance” provoquée par ces sites, observe la correspondante au Brésil d’El País, mais aussi pour “s’assurer le soutien électoral nécessaire” pour prendre l’avantage sur le candidat d’extrême droite Flávio Bolsonaro. Les sondages suggèrent que les deux hommes sont actuellement au coude-à-coude dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, prévu dimanche 4 octobre.

Voilà plusieurs semaines que Lula “réfléchissait” à cette interdiction, soutenue par deux tiers des Brésiliens. Pour son gouvernement, les “ravages” des paris en ligne “atteignent l’ampleur d’une épidémie”. Selon le ministère de l’Économie, cité par le quotidien Folha de São Paulo, 27 % de la population adulte brésilienne avait déjà parié en ligne au moins une fois dans sa vie fin août, près de deux fois plus qu’un an auparavant.

Ces paris viennent