Au Guatemala, des policiers antiémeute déployés contre des manifestants ayant incendié des voitures. Au Portugal, des automobilistes roulant au ralenti tout en klaxonnant. À Makassar, en Indonésie, des deux-roues abandonnés aux abords de stations-service à sec. Aux Philippines, des pêcheurs restés à quai quand une grève a débuté dans le secteur des transports. En Syrie, dans plusieurs villes, des habitants mettant le feu à des pneus après que le gouvernement a annoncé une augmentation temporaire des prix des carburants pouvant aller jusqu’à 40 %.
Dans une vidéo mise en ligne le 15 septembre, The New York Times revient sur les mouvements de colère qui ont éclaté aux quatre coins du monde depuis quelques jours. “Une fois de plus, le monde est furieux de la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre américano-israélienne contre l’Iran”, résume le quotidien américain. Après l’annonce, en fin de semaine dernière, de la prise de contrôle du détroit de Bab El-Mandeb par les rebelles houthistes, le cours du baril de brent a bondi à 109 dollars.
Largement dépendante des exportations d’hydrocarbures transitant par le détroit d’Ormuz, l’Asie avait été frappée de plein fouet par sa fermeture, à la suite du déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, fin février. Aujourd’hui, explique le New York Times, elle est soumise à “une nouvelle série de tensions immenses”. “Les pénuries de carburant et les longues files d’attente aux stations-service portent un coup à ces économies, tout comme les grèves des chauffeurs de taxi et des ouvriers, qui ne voient aucun intérêt à aller travailler lorsque leurs revenus couvrent à peine leurs dépenses énergétiques”, explique le journal.
La plupart des pays, continue le New York Times, sont confrontés à un cruel dilemme : “Est-il plus risqué de répercuter la hausse des prix sur une population déjà fragilisée, ce qui aggraverait l’inflation, ou de miser sur les subventions et les aides, ce qui creuserait la dette publique et menacerait potentiellement la stabilité des monnaies nationales ?”
En s’emparant de Bab El-Mandeb, les houthistes offrent un autre détroit à l’Iran
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